Génération Y, viens, viens, on est bien !

Les entreprises voudraient recruter des jeunes pour faire souffler un vent d’air frais sur leurs projets, mais ceux-ci se montrent réticents à intégrer des firmes « classiques » dans leur fonctionnement et dont l’image est peu innovante. Comment faire pour attirer les jeunes diplômés lorsque l’on est ni Google ni une start-up ?

Comment montrer à la génération Y que les PME aussi ont beaucoup à leur offrir ?

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Autrefois, décrocher un poste dans une grosse boîte, c’était comme remporter la palme d’or. Sérieusement ?! Commencer par faire des photocopies et du café, attendre au moins 5 ans pour la première promotion et être à court de perspective d’évolution au bout de 10, c’était ça le rêve ?  D’accord, c’était la voie de la sécurité… mais aussi de l’ennui, non ? Aujourd’hui, 81% des 20-30 ans espèrent être promus dans les 2 ans qui suivent son intégration dans l’entreprise. (1)

Les jeunes de la génération Y débarquent sur le marché du travail avec d’autres priorités et d’autres plans. Et une vision radicalement différente de ce que devra être leur vie professionnelle.

Finies les carrières qui se construisent lentement et de façon linéaire en commençant inévitablement par des postes qui n’apportent rien et qui relèguent dans un placard à balai au bout du couloir ! Fini l’anonymat et finie la routine ! Les jeunes diplômés fuient les boîtes qui leur paraissent trop rigides, trop hiérarchiques et trop paternalistes. Résultat, ils boudent les entreprises « classiques », « traditionnelles ».

Quelle ironie du sort quand ces entreprises sont justement à la recherche de nouveaux talents pour se moderniser et avouent : « nous avons besoin des jeunes car ils savent faire ce dont l’entreprise a besoin et qu’elle ne sait pas faire »(2) !

Comment peuvent-elles faire pour attirer la génération Y en entreprise ?

Réponse d’une étudiante, membre de cette génération

Je viens d’avoir 21 ans et je suis actuellement étudiante en école de commerce. Lorsque je me suis mise en quête d’un stage au mois de mars, j’ai dû me poser quelques questions au préalable. « Quels types de stage dois-je rechercher ? » Et donc : « Qu’est-ce que j’attends de ce stage ? ». — Réponse : une expérience formatrice et valorisable sur un CV. Je voulais un poste qui me permette d’apprendre et de faire un max de choses ; je voulais me voir confier des responsabilités malgré mon jeune âge et mon manque d’expérience ; je voulais participer à des projets et pouvoir apporter ma pierre à l’édifice.

C’est un stage, me direz-vous, les enjeux (et les choix) sont complètement différents lorsqu’il s’agit d’une carrière sur le long terme. Oui… mais non. Mon positionnement est révélateur des attentes des jeunes d’aujourd’hui. La priorité n°1 des 20-30 n’est plus la rémunération mais l’intérêt du poste.

Dès le départ j’ai écarté les firmes « traditionnelles » pour me tourner vers les start-up. Pourquoi ? J’avais déjà expérimenté un stage dans une grande entreprise (une banque). Une boîte connue et un salaire correct… Jackpot ? Mais à côté de ça, j’ai ressenti l’anonymat de ce poste. J’étais la 107ème stagiaire d’une longue liste (qui ne s’arrêterait pas après moi). On ne m’avait pas recruté pour mes qualités ou des compétences particulières. Je faisais – temporairement – une tâche que n’importe qui d’autre aurait pu faire. J’aurais aimé une mission moins impersonnelle…

Alors qu’auraient dû faire ces entreprises pour que je me tourne plutôt vers elles ?

Avant tout ne vous découragez pas, il y a de l’espoir ! Le terme « start-up » ne désigne pas une taille d’entreprise, un nombre de salariés ou un montant de chiffre d’affaires. C’est avant tout un état d’esprit. Et cet état d’esprit est transposable ! 😉

Voici 4 points à développer et à mettre en avant pour devenir une entreprise 2.0 attractive auprès d’un public jeune :

  • You, you, you ! : Voilà le discours qu’il faut tenir à la génération Y. Ne soyez pas radin sur les feedbacks, les jeunes veulent que leur travail soit reconnu. Prêtez attention à eux, à leur personnalité, à leurs attentes. Personnalisez leur mission un minimum.
  • Mentalité : Soyez innovant et ambitieux, rien ne plaira plus aux jeunes salariés. La génération Y envisage la vie en entreprise comme une aventure, un challenge de tous les jours. Elle a besoin d’être constamment dans le mouvement et la progression. Donc osez le changement et la nouveauté. Allez de l’avant.
  • Communication : Il faut concevoir l’entreprise comme un espace ouvert et quasi-horizontal. Les jeunes diplômés redoutent les sociétés où la hiérarchie est trop présente… et pressante. Favorisez donc la prise de parole libre en faisant régulièrement appel à eux. L’outil chéri : le brainstorming !
  • Ambiance : Une bonne ambiance au travail est l’une des priorités des jeunes (loin devant le salaire). Pour eux le boulot doit contribuer à l’épanouissement personnel. Donc ne négligez pas cet aspect, veillez à créer un climat agréable et chaleureux.

Voilà les 4 aspects qui me séduisent automatiquement dans une entreprise. Rien d’irréalisable en somme, si ? La clé du succès pour cette opération séduction, c’est l’ouverture d’esprit. Vous sentez-vous prêt à accueillir la nouvelle génération ? 🙂

(1) http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/comprendre-manager-generation-y-02-201.html

(2) http://www.journaldunet.com/management/expert/60988/recruter–une-affaire-de-generations.shtml

Auteur de l’article : Claire, initiatrice d’innovation

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