Sogilis : une SSII à la fibre entrepreneuriale

En cette matinée du 23 août, Myriam Menneteau me répond. Je l’avais sollicité pour un échange car j’avais cru comprendre que dans cette société de services d’apparence ordinaire, les managers, les commerciaux et les services RH étaient inexistants. Cette organisation-là m’intriguait énormément. Je voulais savoir comment il était possible pour une société d’une trentaine de salariés d’adopter un management libéré aussi prononcé. 

Myriam Menneteau, nous la connaissons, puisque nous avions consacré un article sur son recrutement en tant que chargée de communication à Sogilis qui avait été réalisé… sur Twitter !

Un management dans l’ère du temps, un recrutement sur les réseaux sociaux, voilà de quoi susciter, encore plus, ma curiosité. Si c’est aussi votre cas, alors lisez ceci.

©www.levetchristophe.fr

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Une société agile où tous les collaborateurs sont sur le même pied d’égalité

Sogilis : pour la petite histoire

C’est en 2008, que trois développeurs passionnés ont fait le pari de viser l’excellence technique en créant des logiciels adaptés aux besoins du marché, fiables et résistants dans la durée. Seulement, leur ambition ne s’arrêtait pas là, ils souhaitaient également étendre cette qualité tant recherchée dans leurs produits à la vie que leurs collaborateurs trouveraient au travail. C’est de cette volonté qu’est née la culture de l’innovation ainsi que le management sans manager qui se pratiquent aujourd’hui dans la société.

Myriam Menneteau, en poste depuis maintenant 2 ans, est en charge de la communication et d’accompagner les porteurs de projet au sein de Sogilis et vient en appui à Startup Maker, un studio de startup.

Comment recrutent-ils sans service RH ?

« Les recrutements se mènent collectivement », m’explique Myriam. « Quand nous recrutons, nous exigeons un niveau de compétences techniques assez élevé. Et au delà de ça, c’est aussi la manière de réfléchir et d’apprendre qui nous intéresse. Nos candidats doivent avoir une fibre créative, puisqu’ils seront amenés à travailler sur des choses qui n’existent pas.  Une fois que cet acquis est validé, nous regardons deux choses : la capacité à travailler en équipe et à sortir de sa zone de confort ».

En effet, la société a mis en place un procédé collectif à travers l’utilisation de l’outil : « Basecamp ». Les candidatures y sont regroupées, chaque collaborateur peut donner son avis, et des points physiques sont organisés pour assurer leur suivi. Ainsi, l’ensemble des collaborateurs est impliqué dans le processus de recrutement, et se retrouve responsable de cette activité majeure au bon fonctionnement de leur entreprise. Par la suite, une fois cette pré-sélection faite, vient l’étape de la rencontre avec deux collaborateurs volontaires qui évaluent tout autant le savoir-faire que le savoir-être, et notamment « l’esprit entrepreneurial » me précise Myriam. Voilà une méthode de recrutement collaborative et responsabilisante !

Quel est le quotidien de leur équipe ?

« Nos collaborateurs ont la liberté de choisir les projets sur lesquels ils souhaitent travailler. Ils sont souvent amenés à travailler en binôme, et s’organisent comme ils le souhaitent. Chacun est responsable et s’autodiscipline ».

« Nos missions s’articulent autour de 3 points :

  1. Générer l’enthousiasme du client
  2. La rentabilité, faire perdurer notre modèle économique
  3. S’éclater au travail » me précise Myriam.

De plus, l’environnement de travail que propose cette SSII se différencie de ses semblables. Il est à savoir que chez eux, les développeurs ne sont pas automatiquement envoyés chez les clients, ils ont à disposition les locaux de la société.

Cette différence est-elle un atout pour attirer leurs futurs collaborateurs ?

« Notre système permet surtout d’attirer des profils qui se calquent bien à notre modèle, qui ont envie d’entreprendre et d’évoluer dans un environnement privilégiant la prise d’initiative, l’autonomie et l’esprit d’équipe », m’affirme la chargée de communication. Cette société assume sa différence et souhaite continuer à recruter des personnes qui possèdent les mêmes valeurs.

Une marque employeur forte qui permet d’apporter une visibilité auprès des talents mais également des clients, souvent conquis par l’agilité ancrée dans leur ADN.

Pour terminer cet échange une question bonus étrange :

Si le poussin de neojobs était votre prochain collaborateur que dirait-il lors de son premier jour ?

« C’est dingue ici ! Où est-ce que j’ai atterri ? »

 

Encore merci à Myriam Menneteau pour cette échange qui nous aura fait découvrir une gestion des ressources humaines collaborative et un management libéré favorable à l’éveil des esprits les plus entreprenants.

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